Cette semaine, au hasard de mes lectures, je tombe sur une étude que viennent de publier des scientifiques américains de la région de Seattle. Elle révèle une découverte des plus surprenantes, qui ne peut laisser personne indifférent. Selon ses auteurs, toutes les mères, et quel que soit leur âge, possèderaient dans leur cerveau des traces de l’ADN de leurs fils. Ces cellules auraient réussi, au cours de la grossesse, à franchir les barrières pourtant réputées imperméables que sont le placenta et la barrière hématoencéphalique (c’est à dire du cerveau).
Si ces résultats devaient être confirmés, leurs interprétations pourrait aller bien au delà de leur intérêt purement scientifique. Je vous livre quelques pistes, sérieuses ou lofoques, qui me sont venues à l'esprit :
- Tout d’abord, dire que les mères ont en permanence leurs enfants dans la tête ne relèverait plus du symbole, mais d’une réalité biologique.
- Chaque enfant possèderait donc une partie de lui-même (en l'occurrence son ADN) chez sa mère, ce qui expliquerait le caractère souvent fusionnel et indescriptible des relations entre les mères et leurs fils. Lorsque la mère disparait, c’est aussi une partie de soi qui disparait.
- D’autre part, sachant que l’ADN d’un enfant est composé à moitié de celui de son père, cela signifierait qu’une partie de l’ADN paternel migrerait aussi chez la mère. Tiendrait-on là l’explication de l’adage selon lequel les couples finissent toujours par se ressembler ?
- Enfin, une interprétation conceptuelle de cette découverte pourrait conduire à affirmer que les femmes, contrairement aux hommes, seraient des entités en perpétuelle évolution, dont le génome s’enrichit en permanence. Alors que la génétique masculine est statique, la génétique féminine serait dynamique. Ceci permettrait-il d’expliquer certaines qualités que l’on prête habituellement au féminin : le long terme, la faculté d’adaptation, le sens de l’intuition... ?
Si le masculin est la manifestation de notre passé animal, le féminin pourrait être l’incarnation de la chimère, cette créature mythologique à la génétique complexe, dans lesquelles l’être humain a toujours projeté du rêve et de l’utopie.
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